Partager l'article ! Mr. Nobody, réalisé par Jaco Von Dormael: Nemo Nobody ne s’appelle pas ainsi par hasard. On ne saura rien de sa vie (hormis quelqu ...
Nemo Nobody ne s’appelle pas ainsi par hasard. On ne saura rien de sa vie (hormis quelques amusantes informations sur son enfance) puisqu’il n’a encore rien vécu. Jaco Von Dormael se focalise sur les différents destins qui s’offrent à lui et qui ne dépendent que d’un seul choix (dont il a la responsabilité, ce qui est peu vraisemblable, mais bon…) : partir avec sa mère ou rester avec son père suite à la séparation de ses parents. Le temps s’arrête alors pour un voyage au cœur de l’imaginaire de cet enfant, qui nous entraînera dans des univers différents. Toutes ces vies rêvées qui se mêlent sont plus ou moins convaincantes (un monde à la Truman Show pour le meilleur, des séquences dans le futur ou sur Mars pour le pire), et Mr. Nobody souffre de cette inégalité et de sa volonté de compiler un maximum de thèmes en 2h20. Toutes les considérations philosophiques et scientifiques sont réduites à d’inutiles et pénibles lieux communs, et c’est finalement lorsqu’il opte pour la simplicité que le film séduit le plus. Les différentes histoires d’amour fantasmées par le personnage (avec Elise, Jeanne et surtout Anna) sont plutôt plaisantes et parfois touchantes, même si le réalisateur aurait pu tirer beaucoup plus de ses interprètes (Sarah Polley, Lin-Dan Pham, Diane Kruger). Au contraire, quand il explique lourdement le message de son film et tente de lui donner un peu de profondeur, Jaco Von Dormael s’égare (le temps qui s’écoulerait à rebours…) et son film devient alors un véritable fourre-tout.
10/20