Partager l'article ! L'arnacoeur, réalisé par Pascal Chaumeil: Alex est un briseur de couple professionnel. Avec l’aide de Mélanie, sa sœu ...
Alex est un briseur de couple professionnel. Avec l’aide de Mélanie, sa sœur et de Marc, son beau-frère, il a fait de cette activité son business. Des familles ou des ami(e)s désespérés font appel à lui pour qu’il séduise l’une des leurs et l’incite à rompre avec son compagnon du moment. L’arnacœur commence donc par un prologue logique, qui présente l’un des stratagèmes mis au point par Alex et ses acolytes. Dans des décors ensoleillés se joue une séquence plutôt originale et bien ficelée où Alex se fait passer pour un homme au grand cœur afin que sa victime succombe à ses charmes. Vient ensuite un catalogue recensant toutes les autres réussites du personnage, une sorte de best-of dans lequel le comique de répétition (lié à la reprise à l’identique d’un numéro de séduction) ne fonctionne (déjà) pas.
La répétition entachera d’ailleurs cette première réalisation de Pascal Chaumeil, puisque les gags (les fausses larmes…) ou les personnages (un gros dur écervelé lancé à la poursuite d’Alex…) revenant à intervalles réguliers agacent plus qu’ils n’amusent. D’abord comédie rapidement à court d’idées, L’arnacœur joue ensuite la carte du film romantique. L’arnacœur va tomber amoureux d’une cible coriace, se remettre en question et tout ce genre de choses attendues depuis le début du film. Le couple que forment Romain Duris et Vanessa Paradis peine alors à convaincre et n’est absolument pas aidé par un scénario qui, plutôt que de chercher des idées qui pourraient faire sa singularité (et donc son intérêt) préfère respecter sagement (bêtement ?) tous les codes de la comédie romantique américaine. Forcément, une désagréable impression de déjà-vu plane sans cesse sur cette production française, qui manque de rythme et surtout d’humour. Sous ses apparences de rom com de luxe, L’arnacœur est un film creux et froid qui se regarde passivement et s’oublie immédiatement.
7/20