Partager l'article ! Kaboom, réalisé par Gregg Araki: Si Smiley Face, précédente comédie de Gregg Araki, trouvait rapidement ses limi ...
Si Smiley Face, précédente comédie de Gregg Araki, trouvait rapidement ses limites, Kaboom, film d’auteur marginal, réussit à redonner une seconde jeunesse au cinéaste, qui trouve ici l’occasion de renouer avec les thématiques et les personnages de ses autres films. Déroulant son intrigue dans un campus américain, Gregg Araki propose dans un premier temps un teen movie façon Les lois de l’attraction, où des jeunes à la sexualité flottante vont d’une soirée à l’autre sans en garder le moindre souvenir. Kaboom est ainsi un film sex, drug and rock’n’roll qui s’articule autour d’excellentes répliques et de personnages hauts en couleurs campés par des acteurs très investis et inspirés. Toutefois, alors que ses adolescents confondent leurs fantasmes et leurs hallucinations avec le réel, Araki les suit dans leur délire, allant même jusqu’à profiter de cette perte de repères pour s’affranchir de toute logique et ainsi faire de Kaboom un film complètement improbable et déjanté.
Dans la deuxième partie du film, le scénario, d’une audace remarquable, s’amuse à nous surprendre en permanence en embarquant les personnages dans une histoire de complot surréaliste. Multipliant les couleurs criardes et les transitions kitsch assumées, Kaboom a des allures de série B jouissive vouée à devenir culte. Au passage, Gregg Araki nous offre un incroyable et hilarant finale, peut-être bien le meilleur que nous verrons cette année.
14/20