Partager l'article ! Fantastic Mr. Fox, réalisé par Wes Anderson: Il y a eu la géniale famille Tenenbaum ou les trois frères un peu paumés ...
Il y a eu la géniale famille Tenenbaum ou les trois frères un peu paumés se retrouvant lors d’un voyage à bord du Darjeeling Limited. Aujourd’hui, la famille au cœur du nouveau film de Wes Anderson est celle de Mr. Fox, un renard. Le cinéaste qui, de film en film, a su imposer un univers singulier immédiatement reconnaissable, fait le pari de réaliser Fantastic Mr. Fox en stop-motion… et le remporte haut la main, puisque, malgré le passage à l’animation, son cinéma conserve son style et ses préoccupations. Anderson visant probablement un public plus large, son film est d’abord un excellent divertissement. On y suit les aventures de Fox, de sa famille (limitée à une épouse et un fils) et de ses amis (des animaux de toutes espèces), traqués par trois fermiers auxquels ils ont dérobé volailles et bouteilles de cidre. Fantastic Mr. Fox multiplie les courses-poursuites sur et sous terre, résultant des plans imaginés par le renard rusé. Wes Anderson imagine alors des scènes cartoonesques en s’amusant (et nous amusant) avec ses modèles réduits.
Pourtant, le véritable élément déclencheur de Fantastic Mr. Fox n’est pas le vol du renard, entraînant la colère des fermiers, mais plutôt l’arrivée de Kristofferson qui va perturber la tranquillité de la famille. La rivalité entre Ash, le fils de Fox, et son cousin brillant ne cesse de grandir, et le combat qui a lieu dans le film est bien celui d’un fils tentant de gagner l’estime de son père. Endossant un improbable costume de super-héros (une cape et une chaussette en guise de masque), Ash cherche à prouver son courage en bravant tous les dangers pour récupérer la queue de son père (dérobée par les fermiers) puis pour sauver Kristofferson, prisonnier par sa faute. Si chacun finira par trouver sa place dans la famille Fox et dans la communauté formée par l’ensemble des animaux, le film ne s’achève pas pour autant par un happy-end.
15/20