Inception

1.     Inception, Christopher Nolan

 

Les amours imaginaires

2.     Les Amours imaginaires, Xavier Dolan

 

Mother3.     Mother, Bong Joon-oh

 

Shutter Island 4.     Shutter island,Martin Scorsese

 

Toy Story 3 5.     Toy Story 3, Pixar

 

Oncle Boonmee

6.     Oncle Boonmee, Apichatpong Weerasethakul

 

 

Venus Noire7.     Venus Noire, Adbellatif Kechiche

 

 

Breathless8.     Breathless, Ik-june Yang

 

Happy Few9.     Happy few,Anthony Cordier

 

A serious Man10.A Serious Man, Joel & Ethan Coen

 

Mourir comme un homme11.Mourir comme un homme, Juao Pedro Rodrigues

 Mysteres de Lisbonne

12.Mystères de Lisbonne, Raoul Ruiz

 

White material13.White material, Claire Denis

 

Fantastic Mr. Fox14.Fantastic Mr. Fox, Wes Anderson

 

Bad lieutenant

 

Kaboom15.Bad Lieutenant, Werner Herzog  & Kaboom, Gregg Araki

Par pL - Publié dans : Best-of - Communauté : Cinéculte
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Filmer le quotidien d’adolescentes traversant une période riche en questionnements : telle semble être la motivation d’une grande part des réalisatrices tournant leur premier long-métrage. Après les très réussis Et toi, t’es sur qui ? de Lola Doillon, Naissance des pieuvres, de Céline Sciamma et Regarde-moi, d’Audrey Estrougo, voici Un poison violent de Katell Quillévéré et Belle épine de Rebecca Zlotowski, tous deux présentés au dernier Festival de Cannes (respectivement à la Quinzaine des réalisateurs et à la Semaine de la critique).

 

Un poison violent

Un poison violent s’intéresse à Anna qui, alors qu’elle prépare sa confirmation, commence à éprouver du désir pour Pierre, un garçon de son âge. Pour refléter les préoccupations de son héroïne, Katell Quillévéré oppose des extérieurs lumineux, joliment photographiés à des intérieurs plus sombres et plus froids. Pour Anna, l’extérieur, c’est l’inconnu qui fascine et inquiète : Pierre, l’amour, le sexe. Au contraire, l’intérieur est plus sûr mais semble privé de vie et d’imprévu : la maison familiale abrite un grand-père malade (qui n’a pas perdu son sens de l’humour) et une mère croyante, anéantie par le départ de son mari (Lio, très touchante en femme fragile et dépressive). Un poison violent demeure cependant un film inégal, notamment lorsqu’il s’interroge sur la foi dans des séquences trop écrites et trop explicites.

 

Belle épine

Si la religion sert de fil conducteur à Un poison violent, c’est le deuil qui est au cœur de Belle épine, qui se focalise sur Prudence Friedman, une adolescente livrée à elle-même. Rebecca Zlotowski filme avec beaucoup de subtilité l’absence de la mère, et offre à Léa Seydoux son rôle le plus intéressant. L’actrice retranscrit remarquablement le mal-être de son personnage, qu’elle rend touchant par sa prestation toute en retenue. Belle épine est un film qui sonne juste et séduit par le soin porté à la photographie (les séquences à Rungis, où Prudence s’immisce dans une bande de motards, ont quelque chose d’envoûtant)  et à la composition de la bande originale. Rebecca Zlotowski signe là un beau premier film, qui manque tout de même un peu de personnalité pour s’imposer définitivement comme une découverte marquante.

 

Des filles en noir

Enfin, même s’il n’en est pas un, Des filles en noir (également présenté à la Quinzaine des réalisateurs) a des allures de premier film. Jean-Paul Civeyrac y filme Noémie et Priscilla, deux adolescentes dont l’unique aspiration est la mort. Les suivant jusqu’à leur tentative de suicide, le cinéaste décrit les maux de ces deux lycéennes et propose des séquences bouleversantes joliment mises en scène (la lecture en classe d’une œuvre de Kleist, poète qu’admirent Noémie et Priscilla ; les deux défenestrations simultanées, grand moment de tension du film...). Civeyrac signe ici un drame poignant, un peu handicapé par son dernier quart d’heure décevant, et révèle deux actrices : Léa Tissier et Elise Lhomeau qui font preuve d’un réel talent pour retranscrire la violence et la souffrance habitant leurs personnages.

 


  Des filles en noir, de Jean-Paul Civeyrac est sélectionné au Festival d’automne organisé sur Christoblog.

Par pL - Publié dans : Critiques de 2010 - Communauté : Les films : outil de culture
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The-Town.jpg

 

Après une adaptation réussie d’un roman de Dennis Lehane (Gone baby gone), Ben Affleck repasse derrière la caméra pour filmer une nouvelle fois Boston, en se concentrant sur un gang de braqueurs de banques. Dès les premières minutes de The Town, Doug et ses complices dévalisent une banque et, par précaution, enlèvent la directrice de l’établissement. Ils la relâcheront quelques instants plus tard, mais Doug la recroisera dans son quartier et tombera amoureux... En s’intéressant à ce criminel attendrissant, condamné à œuvrer toute sa vie au sein de la même bande, le film de Ben Affeck rappelle le cinéma de James Gray. Et, même si The Town n’a pas la même ampleur et la même classe que La nuit nous appartient, et si Ben Affeck n’a pas autant de charisme que Joaquin Phoenix, ce deuxième long-métrage se révèle être plutôt habile et efficace.

C’est essentiellement lors des séquences d’action (braquages, courses-poursuites...) que le film est très convaincant, Affleck réussissant à imposer une tension et un rythme par la précision de sa mise en scène. Il compense ainsi un scénario un peu trop attendu et quelques faiblesses dans le traitement des dilemmes qui hantent le personnage principal. L’idylle entre Doug et la banquière, fade et rarement touchante, peine à justifier les nouvelles aspirations du héros, et l’impossibilité pour les gangsters de s’extraire du milieu dans lequel ils ont grandi n’est que superficiellement décrite. S’il avait été plus noir et tragique, The Town aurait pu être bien plus qu’un travail honnête.

11/20

Par pL - Publié dans : Critiques de 2010 - Communauté : Cinéma
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vous-allez-rencontrer-un-bel-et-sombre-inconnu.jpg

 

Avec le temps, les personnages du nouveau film de Woody Allen ont fini par se lasser de leur vie et attendent de rencontrer un(e) bel(le) inconnu(e). Ainsi, dans cette œuvre chorale, chacun trouvera une personne qui rendra son quotidien un peu moins monotone. Il y a Helena, qui attend que les prédictions de sa voyante se réalisent, et son ex-mari, Alfie, qui, refusant d’assumer son âge, a décidé d’épouser une jeune prostituée. Il y a aussi Sally, fille de cet ancien couple, et son mari, Roy, écrivain dont les romans ne sont plus publiés. Elle tombera amoureuse de son patron ; il sera attiré par sa voisine qui joue de la guitare... Vous allez rencontrer un bel et sombre inconnu est une fable légère dans laquelle Woody Allen réapplique une recette désormais bien connue sans toutefois réussir à donner à ce film la saveur de ses précédents, et ce malgré un casting prestigieux (Naomi Watts, Anthony Hopkins, Antonio Banderas, Freida Pinto, Josh Brolin...).

A la manière d’une pièce de théâtre, Vous allez rencontrer un bel et sombre inconnu s’appuie essentiellement sur ses personnages (et ses acteurs) et sur ses dialogues, filmés en plans-séquence. Hélas, les premiers ne restent que des archétypes (seule Gemma Jones réussit à tirer son épingle du jeu) tandis que les seconds sont paresseusement écrits. Woody Allen ne réussit jamais à trouver le juste équilibre entre la légèreté et la gravité de son histoire. Le film n’est que trop rarement drôle et n’exploite pas réellement son potentiel dramatique. Il y avait pourtant beaucoup à tirer de ces personnages malheureux, redoutant la solitude et la mort, ce bel et sombre inconnu. Allen exploite des situations connues (histoires d’adultère, un vol de roman...), n’évite pas les redondances, quelques longueurs et de nombreux temps morts. Cet opus londonien est malheureusement fade et anecdotique.

9/20

Par pL - Publié dans : Critiques de 2010 - Communauté : Cinéma
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Ces-amours-la.jpg

 

Inutile prolongation du court-métrage Merci maman, merci papa (réalisé pour célébrer les soixante ans du Festival de Cannes), Ces amours-là se présente comme le film-somme de Claude Lelouch, un long-métrage en grande partie autobiographique qui raconte (forcément) des histoires d’amour d’un autre temps. Au cœur de cette fresque se déroulant tout au long du vingtième siècle dans des décors en carton-pâte, on suit Ilva (Audrey Dana, insupportable) qui aura tour à tour aimé un titi parisien (Raphaël, le chanteur), un officier nazi et deux soldats américains. De grandes histoires d’amour comme Lelouch les aime et les filme depuis toujours, avec une caméra en perpétuel mouvement qui, paradoxalement, n’a jamais réussi à entraîner le spectateur dans ce tourbillon de vie que le réalisateur pense filmer.

Par certaines de ses sous-intrigues et quelques propos qu’il esquisse, son dernier film renvoie à de grands moments de cinéma (Black Book de Verhoeven ; Inglourious Basterds de Tarantino), sans que Lelouch ne soit à la hauteur de ses prédécesseurs. Bien naïf et définitivement trop fleur bleue, le réalisateur reste constamment en surface de son sujet et aborde des événements historiques avec une maladresse irrespectueuse. Peu avare en bons sentiments, Ces amours-là devient rapidement ridicule à cause d’une voix-off pénible et de seconds rôles désespérants. Et, lorsqu’il s’essaie à un hommage au septième art, Lelouch se plante royalement, faisant l’éloge du cinéma de papa, comme si rien d’intéressant n’avait été réalisé après les années 1950. Ces amours-là redéfinit peu à peu ses intentions : il ne s’agit en fait pas d’honorer le septième art mais un metteur en scène en particulier, dont on se fout pas mal. Le film se clôt par des séquences d’une incroyable prétention, où l’on trouve un acteur incarnant Lelouch enfant et une compilation de tous les films du cinéaste. La vision du cinéma défendue ici donnerait envie de fuir à jamais les salles obscures...

4/20

Par pL - Publié dans : Critiques de 2010 - Communauté : ciné-blogs
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